1. F. de Saussure, Cours de linguistique générale, ed. critique de T. de Mauro, Paris, Payot, 1987, p.163.

 

2. Catégories de l'entendement : notre référence à Kant est évidente. Nous considérons que nous sommes tous en situation hétérogène d'existence : le sensible (que l'on peut physiquement modifier ou rompre dans nos organes), l'intellect (ensemble de procès combinables mais aux unités limitées et dépendant de la mémoire), l'instinct (l'ensemble des comportements socialement conditionnés : affect, identité, pouvoir). Nous basons donc en partie notre analyse sémiotique sur le principe kantien des catégories en ce qui concerne l'intellect.

 

3. Monde : réalité physique où je me sens présent, dépourvue de tout phénomène sémiotique dont je serais réceptif. La réalité du signe recèle pour nous le paradoxe de notre existence : présence et absence au monde. Et la mémoire a pour fonction essentielle de fabriquer le temps humain rendant ce paradoxe psychiquement dynamique, psychologiquement vivable.

 

4. Praxis : conditions concrètes non-linguistique dans lesquelles l'homme est conduit à agir.

 

5. Forme : objet de la sémiotique, et que nous réduirons ici au signe linguistique, par le choix de notre champ d'investigation.

 

6. Nous faisons ici allusion à une épaisseur du signe, et son "opacité" (en termes de stylistique chez Barthes). Nous ne pourrons développer davantage cette idée d'une totalité signifiante du mot, mais elle se trouve inévitablement au coeur d'une stylistique. Nous en restons à un concept plus rudimentaire : "l'histoire" d'un mot n'aboutit pas à ce que la convention contextuelle de son adoption supplante le processus de son actuation (Sé/Sa/Réf), qui rejoue le scénario entier de la conscience.

 

7. Nous pouvons déjà anticiper sur la seconde partie de notre travail : le mot (nous ne voyons pas d'inconviénent à parler de "mot" pour le signe liguistique, pour ce qui est de notre objet de travail) comme perception « sensorielle » mais intellectuelle – nous aurons en cela une des bases de la « stylistique situationnelle ». Par exemple, la poésie réalise dans le langage ce que le linguiste désigne du langage (voir Genette). Et notre ambition sera de modéliser, de donner une forme savante à des phénomènes de cette espèce dans un texte littéraire. Comme l’on traduit un phénomène physique en divers schémas ou formules, que nous sommes loin de confondre avec le phénomène lui-même, mais qui permettent d’agir sur celui-ci.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Romain CARLUS

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